Le documentaliste
Historique
Le métier documentaliste est relativement récent. Il date d’un siècle et s’est construit par rapport aux métiers d’archiviste et de bibliothécaire, eux-mêmes beaucoup plus anciens. Il a hérité partiellement de leur fonctionnalité et de leur technicité. Cela peut générer une certaine confusion, quant à la perception de sa vocation réelle d’autant plus qu’aujourd’hui, l’image du documentaliste a du mal à se dissocier de celle des disciplines fondatrices.
Les précurseurs Paul Hotlet et Henry Lafontaine sont les premiers à utiliser le terme de documentation. Le métier de documentaliste se développe avec la révolution industrielle et la création des nouveaux secteurs d’activité économiques qui engendrent le développement des activités documentaires à travers la création des centres de documentation.
La profession commence à se structurer grâce à quelques bibliothécaires comme Suzanne BRIET, qui ont compris la nécessité d’utiliser des méthodes particulières pour répondre aux nouveaux défis de la société.
En 1926 à Prague, sont jetées les bases de l’IFLA (International Federation Library Association and Institutions).En 1931 l’UFOD (Union française des Organismes de Documentation),un véritable laboratoire de recherche qui précise la terminologie, les règles et les normes de la profession se met en place. L’UFOD est aussi un lieu d’échange et de formation entre les bibliothécaires, conservateurs et documentalistes. En 1950 est créé l’INTD (Institut National des Techniques de Documentation), première école nationale habilitée à former les techniciens de la documentation et à délivrer les diplômes de documentation. En 1951 Suzanne BRIET rédige son ouvrage « Qu’est ce que la documentation ? ». Dès 1970 il eut un véritable boum dans la profession, notamment de l’information documentaire, des technologies de l’information et bien sûr d’internet.
L’expression <<professionnel de l’information >> n’apparaîtra qu’à la fin des années 1990.
En France et dans les anglo-saxons par exemple, de nombreuses entreprises administratives et organes de presse possèdent leurs propres centres de documentation. Dans le cas contraire, ils s’adressent à des sociétés ou des professionnels dont c’est la spécialité.
Les dénominations changent mais ce qui caractérise le métier reste : d’une part la mise en œuvre des méthodes et de techniques de traitement de l’information, d’autre part des activités de recherche de l’information sur des sujets variés.
Fonction et qualité
Le métier de << spécialite de traitement de l’information >> comporte à la fois des aspects dynamiques (contact avec le public, nécessité de mise à jour perpétuelle des connaissances) et des aspects statiques plus monotones (taches répétitives).
La fonction du documentaliste consiste à :
-Repérer les documents ;
-En connaître les spécificités ;
-Traiter et diffuser les informations qu’ils contiennent ;
-Etc.
<< Le documentaliste collecte, gère et met à la disposition des demandeurs d’informations (utilisateurs réels ou potentiels), les ouvrages et la documentation générale ou spécialisée, en vue de satisfaire leurs besoins d’information ; il gère et enrichit un stock et un flux d’informations par des techniques documentaires appropriées ; après analyse des besoins, il recherche, sélectionne, traite les informations quel que soient leurs supports ; élabore une gamme de produits communicants, répondant aux besoins des usagers. Il peut aussi réaliser à la demande, des recherches et des études sur des sujets spécifiques, voir-même être appelé à effectuer la veille documentaire (surveillance de l’information innovante)>>. Définition de l’agence pour l’emploi. In Répertoire opérationnel des métiers et de l’emploi (Rome).
<< Il serait erroné de penser que le centre de documentation, la bibliothèque et le centre d’archives constitue une sorte de dépôt dont il faut confier la gestion à un magasinier consciencieux. La responsabilité d’un centre de documentation, d’une bibliothèque et d’un centre d’archives exige des qualités précises, une réelle culture et une technicité développée >>.
Les qualités requises pour être un bon documentaliste, archiviste ou bibliothécaire sont :
-L’esprit de méthode, d’ordre et de synthèse ;
-La curiosité intellectuelle ;
-Le goût du contact et de sociabilité;
-Ete.
NB : Le documentaliste en particulier, quel que soit son lieu d’activité, en dehors des heures d’ouverture de son service, travaille essentiellement sur ordinateur. Les technologies de l’information et de la communication (TIC),évoluant très vite, la documentation est en constante évolution et les professionnels en la matière doivent se former régulièrement.
Laisser un commentaire